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Communiqués de presse

 lundi 28 janvier 2008

La convention sur les engagements du secteur aérien : De réelles contraintes climatiques
ou des paroles en l’air...

Dans le cadre du grenelle de l’environnement, la convention sur les engagements du secteur des transports aériens s’est signée aujourd’hui 28 janvier au Ministère de l’écologie. Les parties prenantes s’engagent dans trois domaines que sont les émissions de CO2 et leur impact sur le changement climatique, les émissions d’oxyde d’azote et leur impact sur la qualité de l’air local et les nuisances acoustiques.

Les émissions de gaz à effet de serre du secteur aérien ne cessent de croître chaque année, elles ont augmenté de 87% depuis 1990. France Nature Environnement s’inquiète de ce secteur en évolution, qui prend des engagements environnementaux non contraignants. Dans le même temps, l’autorisation de construction de l’Aéroport de Notre Dame des Landes est imminente, et la volonté de développement des compagnies low-cost est évoquée dans les conclusions du rapport Attali.

Michel Dubromel, responsable des questions transports de France Nature Environnement déclare : « Toute augmentation des infrastructures aéroportuaires ira à l’encontre des objectifs actuellement annoncés par le ministère de l’écologie, du développement et de l’aménagement durables. »

Accroître encore les déplacements aériens ne pourra empêcher ce secteur d’atteindre les 5% et + de l’impact des activités humaines sur le changement climatique.

Pour rappel, un accord volontaire en 1998 conclu entre la Commission Européenne et l’association des constructeurs européens d’automobiles pour réduire les émissions des véhicules neufs en 2008 n’a absolument pas été atteint à ce jour !

Pierre Delacroix, responsable des questions Energie-Climat de France Nature Environnement déclare : « toute activité supplémentaire de l’aviation crée des Gaz à Effet de Serre. Donc toute incitation à la multiplication des transports aériens est actuellement un crime contre le climat ».

Si aucune mesure concrète ni contraignante n’est engagée, cette convention sera sans effet sur le défi majeur qu’est la lutte contre le dérèglement climatique, or la continuation du privilège de la convention relative à l’aviation internationale civile de 1944, empêche toute taxation possible du kérosène, seule solution pérenne contre l’augmentation des GES, comme demandée par France Nature Environnement lors du Grenelle de l’Environnement.